L’augmentation mammaire (AM) reste un des trois principaux motifs de consultation en chirurgie esthétique en raison d’une hypoplasie mammaire.
L’intervention se propose d’accroître le volume d’une poitrine jugée trop petite grâce à l’implantation de prothèses.
Cette hypotrophie est souvent mal acceptée physiquement et psychologiquement par la patiente qui le vit comme une atteinte à sa féminité, engendrant une altération de la confiance en soi et un mal-être, parfois profond, pouvant aller jusqu’au véritable complexe.
En cas d’absence totale de volume de sein ou amastie la sécurité sociale peut après examen participer aux frais de l’opération.
Lorsque l’indication est bien posée et les motivations des patientes bien établies, la pose d’implants offre des résultats très prometteurs. Ainsi le cabinet opère environ 120 à 150 patientes par an d’augmentation mammaire par prothèses.
Les implants sont toujours constitués d’une enveloppe de SILICONE microtexturée et remplis dans 95% des cas de gel de silicone cohésif. Les enveloppes lisses favorisent les coques, et les macrotexturées certains lymphomes, à éviter donc. Les implants recouverts de polyuréthane se révèlent pro-inflammatoire. Ceux remplis de sérum physiologique sont indiqués en cas de maladie auto-immune.
Malgré de nombreuses mises en cause de laboratoires peu scrupuleux, les implants apportent des résultats satisfaisants. Les normes plus sévères rendent les complications à type de fuite ou de rejet exceptionnelles. Le marquage CE et l’autorisation de l’ANSM sont obligatoires. Depuis 2016, la mise en place d’un registre des implants centralise chacun d’eux et leur évolution
Même si les greffes de graisse sont de plus en plus utilisées, elles ne peuvent pas remplacer les prothèses mammaires, mais peuvent les compléter dans le même temps opératoire ou secondairement.
Âge : De 18 à 75 ans dans la pratique du cabinet
La pose d’implants mammaires est à envisager si et seulement si vous souhaitez une augmentation de volume mammaire modérée à importante, et à éviter si vous êtes simplement gênée par une poitrine tombante (ou ptose mammaire).
Dans ce dernier cas, une cure de ptose mammaire permet d’obtenir des résultats naturels, durables avec des cicatrices plus courtes qu’auparavant, en évitant les risques liés aux implants (coques…).
Ainsi les cicatrices sous mammaires, dans le sillon, ne doivent plus être pratiquées pour la cure de ptose et sont devenues obsolètes. Seules sont nécessaires les cicatrices péri-aréolaires et verticales courtes. En effet, chaque cicatrice peut s’élargir, devenir hypertrophique voire chéloïdienne surtout en se rapprochant du sternum, telle la partie interne des cicatrices sous-mammaires, qui ne devrait plus être d’actualité.
Les seins TUBEREUX sont une excellente indication et nécessitent une plastie personnalisée en plus des implants.
C’est la voie d’abord la plus simple et la plus sure, et qui permettra quel que soit l’évolution au cours des années ou décennies toute correction possible par ce même abord. En cas d’élargissement de cette dernière, un tatouage par dermopigmentation à six mois peut recouvrir cette cicatrice et l’uniformiser avec le reste de l’aréole. Celle-ci gagne parfois à être repigmentée, car décolorée avant la mise en place d’implants.
De plus la cicatrisation dans l’aréole est souvent de meilleure qualité que celle de la peau axillaire.
Longue de 43mm de long seulement, voie qui évite aussi l’abord par l’aréole et qui est très répandue en raison de sa sécurité. La glande est alors directement et entièrement soulevée sans être traversée. Les cicatrices s’élargissent parfois, et restent perceptibles surtout en position allongée.
L’incision axillaire (sous le bras) est une voie d’abord élégante à réserver à des poitrines qui outre leur hypotrophie ne présentent pas de difficultés techniques.
Une éventuelle et rare complication pourrait ainsi ne pas être traitée par cette même voie d’abord et nécessiterait un abord différent, donc supplémentaire. A réserver donc aux cas simples après mûre réflexion. Les suites opératoires sont plus longues et douloureuses.
Evolution des techniques opératoires : la simplicité est un gage d’efficacité.
Lorsque les seins naturels présentent une épaisseur suffisante surtout au-dessus de l’aréole et du mamelon, il est licite de positionner l’implant DEVANT le plan musculaire pectoral. Le risque d’hémorragie postopératoire sera moindre, les drains pas nécessaires, les douleurs moindres et il n’y aura aucune distorsion du nouveau volume mammaire à la contraction des muscles pectoraux. Enfin leur force ne sera absolument pas impactée. Toutefois, le risque de coque ou rejet des implants peut atteindre 5% sur les grandes séries.
Lorsque les tissus sont fins, toujours dans cette zone au-dessus des mamelons, dans le quadran supérieur donc, le risque de visibilité de l’implant sera élevé.
Sont ainsi apparues les techniques de mise en place d’implants sous le muscle pectoral majeur ou grand pectoral en rétro-pectoral.
Cette localisation n’étant pas physiologique, le muscle doit être libéré de ses insertions costales (5ème arc) et sur la partie inféro-interne du sternum, qui consiste dans le DUAL PLAN.
Douleurs et risque de saignements augmentent, ainsi qu’une attraction des seins vers l’extérieur lors de la contraction musculaire pectorale. Tractions, gainages, pompes seront parfois gênants lors d’efforts prolongés. Des drains sont mis en place,
Pour réduire ce risque est apparu le MSB ou Muscle Splitting Bi-plane, qui consiste à ne soulever que la partie supérieure du muscle pectoral et de rendre inopérant la partie inférieure, qui reste en position physiologique. Le décollement est donc moindre et cette déformation à l’effort très atténuée.
Cette libération et ce décollement sous le muscle camouflera ainsi mieux l’implant par rapport à une technique pré-pectorale. De plus, le muscle soulevé permet l’élévation et la fixation d’une glande ptosée ou attirée vers le bas.
Depuis peu est apparu une technique TRIPLANE, qui reprend la libération sous pectorale de la MSB vue juste précédemment, mais au lieu de laisser en place la partie inférieure du muscle grand pectoral, on le libère vers le bas pour créer un BALCONET, qui supportera la partie inférieure de l’implant tel un hamac musculaire.
En effet, lorsque l’implant est rétro-pectoral, la contraction du muscle soulevé même minimisée contraint l’implant vers le bas et les « ligaments de COOPER » peuvent céder et les implants descendre.
D’une façon générale la ptose secondaire des implants est réduite si les volumes choisis sont modérés.
Les meilleurs exemples sont les hypertrophies mammaires très jeunes, 16 à 18 ans, naturelles qui sont toutes forcément ptosées, donc trop basses. Ainsi un volume important sera plus rapidement attiré vers le bas qu’un volume modéré et adapté.
Enfin, entre les techniques de pose d’implant PRE ou RETRO PECTORAUX existent les implants en position sous-fasciale où l’on positionne l’implant sous l’aponévrose du muscle pectoral. Cela apporte une fine membrane devant l’implant et le stabilise SANS AFFAIBLIR le muscle.
De façon individuelle, on évaluera l’intérêt d’une lipostructure des seins dans le même temps.
De même, une lipoaspiration est fréquemment pratiquée en même temps pour affiner :
– les hanches
– la culotte de cheval
– la face interne des cuisses/des genoux
– l’abdomen
L’apport de l’endoscopie pour la mise en place des implants par voie axillaire permet de créer avec précision les dimensions des loges qui reçoivent les implants et de mieux contrôler un éventuel saignement.
De nouveaux types de prothèses apparaissent :
Les prothèses remplies de gel cohésif donnent un touché plus naturel, réduisant les perceptions des plis dus à l’implant et évite la migration des gels en cas de rupture (rarissime) des prothèses.
Les prothèses anatomiques (forme de goutte d’eau) lorsqu’elles sont nécessaires ou souhaitées apportent un résultat naturel.
Les prothèses asymétriques qui sont anatomiques et qui tiennent compte de l’asymétrie du thorax peuvent être utiles.
Les cicatrices sont fermées par surjet intradermique au fil résorbable. Selon les cas, deux redons doivent être mis en place pour 2 à 3 jours.
Un pansement modelant est confectionné pour cinq jours et sera relayé par un soutien-gorge adapté (sans armature, type brassière de sport avec fermeture antérieure) jour et nuit pendant un mois. Un pansement siliconé type MEPILEX BORDER FLEX améliore nettement la qualité de la cicatrice. Il sera changé dès le 6ème jour, puis tous les 3 jours jusqu’au 20ème jour.
Les douleurs sont surtout présentes pendant 72 heures, pour les implants rétro pectoraux, et diminuent ensuite sur 3 semaines environs, des antalgiques seront prescrits.
Lors de la première consultation post opératoire, vers le 6ème jour, le pansement compressif sera remplacé par deux pansements discrets et le soutien-gorge (Médical Z ou autre brassière) à porter jour et nuit.
Dès le 7ème jour, des massages des seins seront à effectuer, afin de maintenir les implants suffisamment en dedans et en bas (10 mouvements à droite et à gauche, 2 fois par jour pendant 4 semaines).
Il sera alors possible de dormir sur le côté droit ou gauche, alternativement.
Une douche avec renouvellement du pansement est permise vers le 8ème jour.
Les sutures sont effectuées par des surjets résorbables dont seules les extrémités sont coupées.
Entre le 6ème et le 14ème jour, on procèdera à l’ablation des nœuds seuls des surjets ce qui sera suivi de massages cicatriciels 2 fois par jour pendant 15 jours par Cicabio crème ou Cicaplast baume, après les massages.
Les coudes seront gardés près du corps pendant 10 jours environ.
Lorsque le contenseur mammaire est prescrit, il convient de l’utiliser 3 heures 2 fois par jour et pendant 1 mois, à la place du soutien-gorge.
Les soutien-gorge à armature seront de nouveau autorisés 6 semaines après l’intervention.
Les principales et rares complications sont :
En postopératoire précoce, un hématome qu’il faut rapidement évacuer s’il est important pour éviter des séquelles esthétiques.
Un sérome ou accumulation de lymphe.
Une galactorrhée et épanchement lacté autour de l’implant
Des cicatrices hypertrophiques voire chéloïdiennes rebelles (2%).
Les contractions capsulaires péri prothétiques (coques) qui peuvent devenir gênantes (6%) et nécessiter une réintervention dans un délai variable. A noter que le risque de coque tombe à 2% pour les implants posés en rétromusculaire.
Une fuite de l’implant par rupture de l’enveloppe (2%). Le nombre de mammographies doit être réduit au moins pour éviter de traumatiser les implants. De toute façon, on préfère une mammographie numérisée.
Encore plus efficace et moins traumatisant pour les implants, l’IRM.
Le déplacement de l’implant après un choc ou par une coque importante.
Une infection sur l’implant.
Un retard de cicatrisation voire une exposition d’un implant. Cela peut nécessiter l’ablation de l’implant pendant trois mois, puis une réimplantation.
Un pneumothorax, exceptionnellement.
La formation de plis surtout pour des implants pré pectoraux (5%), ou chez des personnes très minces.
Des variations de la sensibilité mamelonnaire, qui peut être soit augmentée soit diminuée.
En cas de position rétro-pectorale, la contraction du muscle pectoral peut modifier la forme de vos seins.
En fonction de la qualité de l’intégration tissulaire, un risque de mobilité d’implant est possible.
La gestion médicale des effets indésirables pourrait inclure l’explantation.
En cas de mise en place de prothèses asymétriques dites anatomiques, un risque de rotation d’implant est possible et nécessite une réintervention, aussi avons-nous, selon les cas, après discussion retenu cette indication.
La durée de vie des prothèses remplies de gel de silicone s’établit à environ 12 ans, impliquant un remplacement préventif pour éviter tout risque de fuite de silicone. La durée de vie de l’implant ne peut être garantie.
Augmentation mammaire
Augmentation mammaire
Augmentation mammaire + plastie
Bilan de coagulation.
Mammographie, et si nécessaire une échographie, de moins de 6 mois.
Rarement une IRM
Consultation anesthésiste.
Selon les cas un avis psychologique peut être demandé.
2 mois avant et 1 mois après l’opération :
arrêter ou réduire le tabac (maximum 3 cigarettes par jour)
5 jours avant l’intervention et à terminer :
ARNICA 9CH – 5 granules – 2 fois/jour- 2 tubes
APIS 15CH – 5 granules – 2 fois/jour – 2 tubes
LEDUM PASLUSTRE 5CH – 5 granules – 2 fois/jour – 2 tubes
DICYNONE 500 – 1cp – 3 fois/jour – 1 boite
La veille et le matin, avant l’intervention :
BETADINE SCRUB Shampoing + douche / Séchez-vous avec une serviette propre.
Evitez tout lait corporel ou parfum, et mettez des vêtements propres de préférence en coton.
Pour les personnes allergiques à l’iode, vous pouvez utiliser l’Hibitane plus 5%.
Précautions particulières
Veiller à bien dépiler les zones traitées (aréoles, seins, aisselles). Les poils sont coupés à 0.5mm. Ne pas raser pour éviter une folliculite porteuse de germes infectieux potentiels.
Laisser tous les bijoux et piercing à la maison.
Une prévention anti-phlébite et embolie pulmonaire par bas de contention classe II à porter 1 heure avant l’opération
MERCI DE SIGNALER TOUTE ALLERGIE À L’IODE (bétadine) ou au LATEX (gants)
Voici à titre indicatif un aperçu des forfaits pratiqués.
Bien entendu, une tarification précise sera proposée seulement au cours des consultations.
Le forfait inclut :
• Les honoraires du chirurgien
• Les honoraires de l’anesthésiste
• Les prestations de la clinique (salle d’opération, salle de réveil, hospitalisation)
• Les consultations post-opératoires